pas mort
pas encore
pas trop sûr
d'être vivant
non plus
non plus
j'ai le pouls fade
de la quarantaine
la quarantaine
d'un moment
loin des vivants
à soigner des plaies
qui réouvrent
parce que mal cousues
un tie-wrap
pour rattacher les chairs
sur des syllabes qui fuitent
hors des pansements
hors des pansements
je traîne
des silences lourds
des silences lourds
comme des pierres
pour lapider
ce qui se couche
dans ma rage
ce qui se couche
dans ma rage
mon haleine
porte une boue
porte une boue
mêlée aux tripes
à tout ce qui m'attend
des pierres plein la peau
des pierres plein la peau
m'écraser au sol
sous les coups
et les cris
pour
attendre
le dernier souffle
et les cris
pour
attendre
le dernier souffle
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