2015-10-16

johnny mnémonique 0.2_*E

jours de grand vent
et ce souffle
qui charrie
les poussières

les vieux journaux
meurent
en silence

les sacs de plastique
vont mourir
dans l'estomac
des derniers poissons

jours de grand vent
les bourrasques
qu'on peut entendre
sont sans importance

la banalité ordinaire
de la bousculades des syllabes
un amas de voyelles
retombe au sol
s'accumule au pied
des gratte-ciels
en tas de fientes
grises

l'opium délavé
des restant de journées
incompréhensibles

des sacs de plastique
se déposent sur mes pensées
et obstruent ma mémoire

johnny mnémonique
fait de l'alzheimer
et joue du klezmer
épileptique
nu
dans le parc vide
d'un orage médiatique

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