pour S.N.
fatigué
de ta présence
de te savoir là
sans me voir
fatigué
de tout ce qui m'appelle
et de ce que je dois taire
fatigué
de m'enfouir
dans ce long silence
de me noyer dans la musique
dans les vapeurs
dans mes nuits creuses
avec l'immobile tumeur
qui me ronge
à la longue
fatigué
à force d'attendre
j'use mes jours
à la prison
des viandes
j'ai un corps
en manque
qui tremble
perforé de désirs
qui s'effilochent
par les veines
j'ai des artères
qui cèdent
comme des élastiques usés
qu'on étire trop
et qui snappent
au creux
des côtes
fatigué
de ta présence
de te savoir là
sans me voir
fatigué
de tout ce qui m'appelle
et de ce que je dois taire
fatigué
de m'enfouir
dans ce long silence
de me noyer dans la musique
dans les vapeurs
dans mes nuits creuses
avec l'immobile tumeur
qui me ronge
à la longue
fatigué
à force d'attendre
j'use mes jours
à la prison
des viandes
j'ai un corps
en manque
qui tremble
perforé de désirs
qui s'effilochent
par les veines
j'ai des artères
qui cèdent
comme des élastiques usés
qu'on étire trop
et qui snappent
au creux
des côtes
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