2013-04-29

la mort de Billie Holiday

un cadavre / a strange fruit
hanging from the poplar tree

l'intersection des veines:
la bouche tordue
à force de vomir 
des herbes bouillies

l'heroin envy
l'overdose héroïque
les muqueuses enfumées
aux infusions de rage
quand le chanvre lacère 
et tatoue les nuques
avec des noeuds qui coulent

les mains 
qui nouent les cous
laissent un cauchemar
accroché aux arbres

les enfants sont pendus 
comme des fruits étranges
aux lèvres
d'une héroïnomane

l'hostilité 
sera complète
et on nous KKKassera les os
pour nous couvrir
de blues

tokyo gore police

j'ai ressorti mes tentacules
et mes vieilles dentelles
pour mieux sentir
tes spasmes de blonde
blind
platine
écartelée
quand tu traverses
le coton de ta petite culotte

tu simules
des fellations
des macérations
caoutchouteuses
qui rebondissent

tu viens ici
pour noyer
tes chairs
encore

plus bas
que la ceinture
tu t'accroche
encore
plus saoule
vue de dessous
et bassement souillée

un spectacle hentai
de flashs flasques
de flesh en flaques
de foutre frêle
au plafond du buffet chinois
qui gicle en fontaine
de jouvence

nous applaudirons
ton sexe lavé
par les billets verts

tu t'immisceras
de toutes tes larves
dans le fond
de mes veines

sombre et tiède
belle et pure
comme de la neige
sans additifs

tu me feras le grand jeu
de la fille culbutée
dans la contrebande

désquamons-nous
et je sculpterai
pour toi
un tumulte
comme un monument
dans un bloc
de viandes froides
en vrac

2013-04-25

Swarovski

tu singes
la perfection
avec la virtuosité
du chirurgien

fille du big bang
fille de flesh
fille qui slashe
fille qui flash
fille de clash
fille du crash

tu sors
avec ton visage
sans fards

avec
tes effondrements
qui éclatent
en plein jour

tu rejoues
tes postures
tes chorégraphies
de fille mouvante
qui fait du pole dancing
pour les étoiles filantes

***I love you so***


je t'aime
quand ton regard
devient une falaise
sous les néons

je fais
un saut dans le vide
quand tu me parles
avec des mots trouvés
sur Google translate

je t'aime
quand tu empiles
des milliers de petits yeux parasites
qui brillent comme des Swarovski
sur tes papilles

des gélules de vodka
fondent sur ta langue tendue

perchée sur un plaisir sans retenue
tu nous revois nus
à boire
une nuit
sans retour