la plage
la somnolence
le sable blanc
et ses chairs flasques
qui s'exhibent
les vieillards
paradent nus
la peau striée
dans les vagues
les vieux cuirs
qui se déforment
à chaque pas
la gravité nous rattrape
malgré le bronzage
la lourdeur des ans
nous burine
nous abîme
nous use
pour en dénoncer
l'inoffensivité
nous signalons
au monde
la fin
des ovulations
les dernières copulations
qui palpitent en nos veines
nous montrons
notre sexe à la marée
puis nous retournons
dormir la tête
enfouie
dans le sable
la somnolence
le sable blanc
et ses chairs flasques
qui s'exhibent
les vieillards
paradent nus
la peau striée
dans les vagues
les vieux cuirs
qui se déforment
à chaque pas
la gravité nous rattrape
malgré le bronzage
la lourdeur des ans
nous burine
nous abîme
nous use
à la longue
mais nous ne sentons rien
notre sexe ne durcit plus
alors nous le montronspour en dénoncer
l'inoffensivité
nous signalons
au monde
la fin
des ovulations
les dernières copulations
qui palpitent en nos veines
nous montrons
notre sexe à la marée
puis nous retournons
dormir la tête
enfouie
dans le sable
la vague prend ce qu'elle doit
RépondreSupprimerlaisse nos corps ruisselant
de nos peines
de vos émois
Christine
Sens cible
RépondreSupprimerPeau tatouée au sable chaud
Dépôt de sel amer en fond de bouche
Cœur au rythme du ressac
Corps nu dans la lumière crue
Odeurs mêlées