il y a
la lourdeur
des mots
qui nous colle
au sol
puis la
lourdeur
des gestes
qui nous rend
immobile
ensuite
la simple
lourdeur
d'être
là
avec
la stagnante odeur
de ce qui est digéré
avec ou sans nous
ce flux de toxines
aux gonades qui suintent
des hormones
de crêvures
sans les mots pour dire
on perd
toujours
ce qui gicle finit toujours
par se dissoudre
là
je suis là
avec mon poids
avec mes vieilles chairs
avec tout ce qui a pu s'incruster
dans mon cerveau
de manière irreversible
portant
mes cicatrices
mes conséquences
mes pertes de contrôle
comme autant de tatouages
sous ma peau
tout
ce temps
passé
à décortiquer le monde
à dépecer les viandes
à disséquer les bêtes
sans réellement
alléger
le temps présent
la lourdeur
des mots
qui nous colle
au sol
puis la
lourdeur
des gestes
qui nous rend
immobile
ensuite
la simple
lourdeur
d'être
là
avec
la stagnante odeur
de ce qui est digéré
avec ou sans nous
ce flux de toxines
aux gonades qui suintent
des hormones
de crêvures
sans les mots pour dire
on perd
toujours
ce qui gicle finit toujours
par se dissoudre
là
je suis là
avec mon poids
avec mes vieilles chairs
avec tout ce qui a pu s'incruster
dans mon cerveau
de manière irreversible
portant
mes cicatrices
mes conséquences
mes pertes de contrôle
comme autant de tatouages
sous ma peau
tout
ce temps
passé
à décortiquer le monde
à dépecer les viandes
à disséquer les bêtes
sans réellement
alléger
le temps présent
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