un coucher de soleil
laisse ses brûlures rouges
et profondes
sur les nuages
l'impression
de l’orage
monte
enfin
une grêle
nouvelle
cristalline
et purificatrice
crachera
sur l’ouvrage
de nos chairs
qui fluctuent
nos mains
d'argile crue
s'agiteront
dans un ballet
d'articulations vives
consacrées à l'ouvrage
c'est à ce moment
que nous redeviendrons
des sauvages
des êtres debouts
les pieds dans l'usure
nous revendiquerons
nos sécrétions bénies
et nos ceintures d'écailles
cette chaleur de fusil
deviendra
de plus en plus
intenable
nous reviendrons
alors habiter
sur nos terres
nous reviendrons
boire votre eau
sans vous regarder
ni vous comprendre
vous saurez alors
ce que nous sommes
venus faire
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