debout
un savant mélange
de vodka
et de suaire
une peau suintant
suffisament
pour faire pâlir la marée
une fille déviante
qui me laisse son sourire
dans matin de craquelures aux aines
je ne sais pas qui a vomi dans l'évier
perdu
comme de la neige brune
dans un hiver de lèvres gercées
l'étreinte
de l'ennui
sur le pont Jacques Cartier
du fleuve menteur
un téléphone éteint
que j'abandonne
que j'abandonne
dans l'usure
du bruit des moteurs
un savant mélange
de vodka
et de suaire
pour la grande révélation
pour la lumière qui purge
tes mains chaudes
un rayon de soleil
à force d'attendre
tes mains chaudes
qui palpaient ma peau
comme des lames de rasoir
un rayon de soleil
sur tes seins
percés à coup de mégots
percés à coup de mégots
à force d'attendre
je vais retourner me coucher
avec cet arrière-goût:
un dernier verre
sur mes plaies
sur mes plaies
le soir inachevé
qui se mêle à la sueur
des suicides en série
qui ne cicatrisent pasune peau suintant
suffisament
pour faire pâlir la marée
une fille déviante
qui me laisse son sourire
dans matin de craquelures aux aines
je ne sais pas qui a vomi dans l'évier
(remix d'un texte du 1997-04-03)
(remix 2013, d'un texte paru en 2011)
(remix 2013, d'un texte paru en 2011)
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