au radeau de tes regards
dans la grammaire des bruits
des artères au printemps
j'écume la ville
j'épuise le souvenir
de la rue Van Horne
et le coin de rue
du presque baiser
dans l'hésitation
du méfait
quand les masques
de mutations chaudes
ont eu le regard
porté ailleurs
malgré tout
nous luttions
contre nos engrenages
contre nos veines
qui se frottaient
dans les déclics
de l'éphémère
à vitesse grand V
après le délit...
...la fuite
j'ai passé l'overpass
à rouler dans la rage
de long en large
dans du black kilométrage
pour oblitérer
mes sens
un à un
en commençant par le toucher
puis en continuant
à rouler vite
à rouler fort
à rouler dur
pour oublier
une fois pour toutes
la chienne des secondes à naître
la chienne des heures qui fuient
pour oublier
que j'ai tellement eu la chienne
de t'embrasser
tellement...
Poésie de contrebande, poésie urbaine, poésie contemporaine, street poetry par Marc Andre Lacas. Entre Montréal, Paris et Amsterdam les blindages sont percés et la lumière cherche à s'échapper.
2011-04-30
natrium cyanide
debout
un savant mélange
de vodka
et de suaire
une peau suintant
suffisament
pour faire pâlir la marée
une fille déviante
qui me laisse son sourire
dans matin de craquelures aux aines
je ne sais pas qui a vomi dans l'évier
perdu
comme de la neige brune
dans un hiver de lèvres gercées
l'étreinte
de l'ennui
sur le pont Jacques Cartier
du fleuve menteur
un téléphone éteint
que j'abandonne
que j'abandonne
dans l'usure
du bruit des moteurs
un savant mélange
de vodka
et de suaire
pour la grande révélation
pour la lumière qui purge
tes mains chaudes
un rayon de soleil
à force d'attendre
tes mains chaudes
qui palpaient ma peau
comme des lames de rasoir
un rayon de soleil
sur tes seins
percés à coup de mégots
percés à coup de mégots
à force d'attendre
je vais retourner me coucher
avec cet arrière-goût:
un dernier verre
sur mes plaies
sur mes plaies
le soir inachevé
qui se mêle à la sueur
des suicides en série
qui ne cicatrisent pasune peau suintant
suffisament
pour faire pâlir la marée
une fille déviante
qui me laisse son sourire
dans matin de craquelures aux aines
je ne sais pas qui a vomi dans l'évier
(remix d'un texte du 1997-04-03)
(remix 2013, d'un texte paru en 2011)
(remix 2013, d'un texte paru en 2011)
2011-04-23
drone hurleur
je serai
ce dictateur
épilé
ce dictateur
épilé
nu
dans ma robe de verre
parfumé
au gaz moutarde
je vous ferai
mes discours de vent
sur des pages molles
teintées de violet
de rose
et de virus
de rose
et de virus
je vous embrasserai
l'intimité
avec toute l'indécence
de ce qui pue au coeur
des manifestes lubriques
de ce qui pue au coeur
des manifestes lubriques
je serai
un drone hurleur
une déchirure
comme une fêlure
dans un ciel de plomb
je m'écrierai
au-dessus de vous
je serai
un vrombissement pur
limpide de haine
je mâcherai
de la chair vive
au creux de mes mandibules
mes factions de mercenaires
viendront vous chasser
les jeunes filles qui tressent les barbelés
attendront de copuler avec les tanks
je gémirai
de plaisir
ou de honte
en enfonçant
un porte-avion
ou un lance-roquette
dans vos gorges
j'aurai un inventaire complet
l'arsenal parfait:
des exterminateurs
des rats
des assassins
des blattes
des banquiers
des guépards
des commandos
dopés
aux os de graphène
pour extraire
vos huiles et vos phlegmes
ensuite viendront
des matamores
aux chromosomes synthétiques
lubrifiant leurs bruyantes musculatures
sous des veines pétries de transgénisme
puis
des lutteurs huilés
de gangrène et de pus
chevauchant des méduses
de marque Harley Davidson
et encore
des phalanges de zombies
fumant du crack
qui avaleront tout ce qui respire
ce qui bouge
ce qui remue
ce qui rêve
encore
j'ajouterai ceci:
tout ce qui bouge
sera matraqué
ensuite
j'orchestrerai
les plaies
les pluies
les missiles tomahawk
il y aura symphonie
un scherzo lance-flammes
aux percussions de shrapnels
ponctuées de bombes à fragmentation
je dirigerai
la confusion
les gènes
et les corps
avec des électrochocs
pour seuls repères
en ce printemps
c'est la révolution
on fait tomber
mes bustes de bronze
mes effigies de chrome
mes affiches de demi-dieu
une colère
bactériologique
me ravage
me contamine
de l'intérieur
on me dit déchu
2011-04-10
basse révolution
nuits clairesemées
par trop de voyeurisme
brutifiant les visions
des agissements granulaires
quand le détaillé high end
se passe en haute résolution
rougeurs d'usures
traces de silicone
oedêmes et pustules
comme des ornements
à l'usure des sexes
je laisse traîner mes papilles gustatives
sur ta graisse
lubrifiant au contact
les kilobytes
le rinçage
et les pincements
dans le frottement des laideurs
je me fais un tournoi
de grincements de dents
en rougissant
les yeux honteux
de tant de couleurs
je suis amoureux
d'une panoplie
de poupées empoulpées
dans une ère de crunk
qui danse nue
sur des tables
en basse révolution
par trop de voyeurisme
brutifiant les visions
des agissements granulaires
quand le détaillé high end
se passe en haute résolution
rougeurs d'usures
traces de silicone
oedêmes et pustules
comme des ornements
à l'usure des sexes
je laisse traîner mes papilles gustatives
sur ta graisse
lubrifiant au contact
les kilobytes
le rinçage
et les pincements
dans le frottement des laideurs
je me fais un tournoi
de grincements de dents
en rougissant
les yeux honteux
de tant de couleurs
je suis amoureux
d'une panoplie
de poupées empoulpées
dans une ère de crunk
qui danse nue
sur des tables
en basse révolution
corporate hobo
they say there is no place like home
pourtant je flotte
ma tête vagabonde
sur un oreiller d'hôtel
entre deux mondes
j'ai un Blackberry ombilical
branché sur le head office
et je fais le monitoring
du silence radio
mes craquelures
mes messages
mes mots
de syllabes vagues
à peine prononcées
mon écriture numérisée
dans l'adn de mes sms
lancés comme des s.o.s.
corporate hobo
j'erre encore
debout
aux rues
pleines
ou vides
transitant
en transe
parasitant
en hésitant
entre destinations inconnues
je suis
ce bétail
ces passagers abasourdis
en masse muette
en meute massive
défilant en silence
avec un regard
d'atterissage
les miles défilent
le kilométrage continu
au passé, au présent
pour un futur en conserve
sur des rails indéfinis
ou des corridors aériens
les miles défilent
les kilomètres continuent et passent
ma rage à présent contenue
ne mène à rien
l'itinérance d'affaires
la cravate comme une laisse
entre la vie et le business
ceux que l'on laisse
pour des acronymes dans l'ivresse
ont des restants de cartes d'affaire
tatoués dans les poches
black shoes
black suit
black tie
autant de ceintures noires
et de combats simulés
dans des allées de supermarchés
l'homme de fer
l'homme d'affaires
le corporate hobo
erre solitaire
entre chemin de fer
et liaisons d'affaires
pourtant je flotte
ma tête vagabonde
sur un oreiller d'hôtel
entre deux mondes
j'ai un Blackberry ombilical
branché sur le head office
et je fais le monitoring
du silence radio
mes craquelures
mes messages
mes mots
de syllabes vagues
à peine prononcées
mon écriture numérisée
dans l'adn de mes sms
lancés comme des s.o.s.
corporate hobo
j'erre encore
debout
aux rues
pleines
ou vides
transitant
en transe
parasitant
en hésitant
entre destinations inconnues
ou trop familières
je suis
ce bétail
ces passagers abasourdis
en masse muette
en meute massive
défilant en silence
avec un regard
d'atterissage
les miles défilent
le kilométrage continu
au passé, au présent
pour un futur en conserve
sur des rails indéfinis
ou des corridors aériens
dans les trains usés ou les avions remplis
nos bagages pèsent plus que nos corps alourdis
les miles défilent
les kilomètres continuent et passent
ma rage à présent contenue
ne mène à rien
l'itinérance d'affaires
la cravate comme une laisse
entre la vie et le business
ceux que l'on laisse
pour des acronymes dans l'ivresse
ont des restants de cartes d'affaire
tatoués dans les poches
black shoes
black suit
black tie
autant de ceintures noires
et de combats simulés
dans des allées de supermarchés
l'homme de fer
l'homme d'affaires
le corporate hobo
erre solitaire
entre chemin de fer
et liaisons d'affaires
2011-04-01
Valley Drive
(inspiré par Charles Bukowski)
marcher
du Flamingo au Luxor
puis prendre un chemin de travers
pour quitter la strip
pour aboutir sur valley drive
à minuit
les tumbleweeds
traversent les boulevards froids
the underbelly of Vegas
se met à grouiller
grisés par le moonshine du cauchemar
les sans-abris
en marge du glitter
pissent contre les clôtures
leurs paniers d'épicerie
sont cachés dans les ramparts de l'autoroute
des crachats
des fucking shit
des résidus de haine
des recoins à l'abandon
décorent un parc industriel en friche
l'odeur des terrains vagues
qui défonce au passage
des chats se cachent
dans les entrailles d'un vieux Plymouth
un Cadillac paralytique
prêche sa rouille
sa pourriture
dans la cour des miracles à scrappe
...de retour au Sahara Tahoe
j'ai envie d'une séance de topless bull riding
marcher
du Flamingo au Luxor
puis prendre un chemin de travers
pour quitter la strip
pour aboutir sur valley drive
à minuit
les tumbleweeds
traversent les boulevards froids
the underbelly of Vegas
se met à grouiller
grisés par le moonshine du cauchemar
les sans-abris
en marge du glitter
pissent contre les clôtures
leurs paniers d'épicerie
sont cachés dans les ramparts de l'autoroute
des crachats
des fucking shit
des résidus de haine
des recoins à l'abandon
décorent un parc industriel en friche
l'odeur des terrains vagues
qui défonce au passage
des chats se cachent
dans les entrailles d'un vieux Plymouth
un Cadillac paralytique
prêche sa rouille
sa pourriture
dans la cour des miracles à scrappe
...de retour au Sahara Tahoe
j'ai envie d'une séance de topless bull riding
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