déroulé
à même les désirs
mon frêle corps
naissant
vagissant
frétille
de tous ses cartilages déraillés
puis
dans un lit maculé d'ivresse
cabré dans les draps
j'annoncerai la fin de l'horizon
je prédirai de nouveaux miasmes
de nouvelles effluves
les phérormones numériques
les parfums bon marché
les Guerlain de synthèse
le Chanel amniotique
ou le vulgaire monoxyde de carbone
c'est alors que viendront les nouvelles maladies
envahissantes
salissantes
nauséabondes
comme des vapeurs de cloaque
sur des sueurs de morgue
au sein de nos hôpitaux
qui désirent tellement nous avaler
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