2011-03-10

l'aube ailleurs

la source salie
par nos mains lépreuses

l'eau impure
que l'on doit boire malgré tout
la soif étant toujours plus forte que nous

le pus et le sperme mêlés
sur nos fourrures insoumises
inconscientes du frisson

ton cri brûlant
qui déchire tout
soir après soir
nuit sur nuit
sur nuit
sur nuit
sur moi
sous lui
tellement de nuits
sans que le jour
ne puisse naître

litanie de plaintes avortées
cachées
clandestines
en des plaies
qui ne cicatriseront jamais

monte moi
aux fièvres qui enserrent tes viscères
à l'épicentre illicite
qui agite tes omoplates
sous le musc du feutre

tu refuses
tu réfutes
tu nies
tu dis
que rien ne t'ébranlera
et que tu iras ailleurs
pour voir l'aube

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire