j'ai rêvé d'alcools
profonds et luxueux
comme des parfums
dont l'indécence
se mesurerait
à l'incandescence
j'en ramène
des brûlures nouvelles
des braises vivantes
sous les avaries
je traîne
mes peaux lâches
d'étreintes improbables
en étreintes éteintes
je sens
la fatigue de mon sang
qui pulse
perdu
dans un océan
de veines
je frôle
les tisons que l'on m'offre
tout en gardant les cendres
de mon coeur
dans ma bouche
le temps me creuse
comme un parasite
squattant de l'intérieur
l'intimité de mes artères
éclatera sûrement
en anévrismes sévères
d'ici là
il me restera
une dernière allumette
pour l'incendie à venir
j'aurai toujours
cette marque indélébile
que tissent tes cicatrices
sur ma chair
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