les filles
arpentent la solitude
les nerfs pris
entre nylon et cuirs
je les touche
avec impatience
l'androgyne anonyme
porte son coeur battant
sous des cuisses
emblasonées de teintures
et décorées aux excisions
je manie ma violence
en des jeux
nullement insouciants
tu dis
je suis un couteau
brutal comme l'enfance
coupant, brillant sous les néons
comme un feu
au creux de tes paumes
le rituel imparfait
commence
dans l'acharnement
je suinte
au travers
mes chromes exhibés
on devine que ma chair se libère
je suinte
mes pulsions
qui s'étiolent
qui me déforment
et me cravachent
jusqu'à la démesure
jusqu'à mon cri debout
finalement
la moisson tiède du désastre
qui nous mitraille
le geste du sperme
dans l'oubli
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