2011-03-10

Bangkok

les filles
arpentent la solitude

les nerfs pris
entre nylon et cuirs
je les touche
avec impatience

l'androgyne anonyme
porte son coeur battant
sous des cuisses
emblasonées de teintures
et décorées aux excisions

je manie ma violence
en des jeux
nullement insouciants

tu dis
je suis un couteau
brutal comme l'enfance
coupant, brillant sous les néons
comme un feu
au creux de tes paumes

le rituel imparfait
commence

dans l'acharnement
je suinte
au travers
mes chromes exhibés

on devine que ma chair se libère

je suinte
mes pulsions
qui s'étiolent
qui me déforment
et me cravachent
jusqu'à la démesure

jusqu'à mon cri debout
finalement

la moisson tiède du désastre
qui nous mitraille

le geste du sperme
dans l'oubli

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